La cane blanche ou dépasser ses propres limites pour conduire sa transformation

Vous venez de faire une séance de psycho-portraits symboliques ou vous allez en commencer une mais le catalogue des contes proposés ne vous sied pas ?

En voilà de nouveaux !

Il m’a fallu quelques mois pour décrypter la série de contes que vous allez trouver ici.

Nous commençons la série par la Cane blanche. Un conte russe dont les origines nous sont inconnues mais qui sont très anciennes.

 

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Résumé :

Un grand-duc solitaire souhaitait se marier. Il épousa une merveilleuse princesse bonne comme le pain. Mais il dut faire un long voyage. Il intima à son épouse l’ordre de ne pas sortir du château seule et de ne pas se laisser abuser par de belles paroles. Elle lui obéit un temps puis une femme apparut à ses côtés qui la pressa, l’enjoignit de profiter de la vie et la cajola tant et tant qu’à la fin la princesse se baignât dans un lac du château. Sitôt fait, la sorcière lui prit ses effets et d’un coup de baguette magique la transforma en cane blanche. Elle prit ensuite sa place auprès du Grand-Duc à son retour.

La cane triste et solitaire pondit trois œufs ; les deux premiers canetons étaient magnifiques, le troisième efflanqué. Devenus grands, ils folâtrèrent jusqu’au château. Dès qu’ils y étaient, ils se transformaient en petits garçons malicieux qui jouaient.  La sorcière les vit et les invita à dormir. Le dernier petit canard ne lui fit pas confiance. La même nuit, alors qu’elle s’apprêtait à faire cuire les enfants, il déjoua ses plans et s’enfuit tandis qu’elle endormait mortellement ses frères.

La cane blanche, qui les cherchait, les découvrit étendus morts dans la cour du château. Elle fut chassée mais revint aussitôt auprès de ses deux fils. Elle raconta avec sa voix humaine ce qui était advenu de sa vie.  Le roi demanda qu’on l’attrapât : elle se percha alors sur sa main.  Il invoqua la venue d’un grand hêtre blanc derrière lui et une belle femme devant lui. Son troisième fils devint le bel arbre et sa véritable femme se tint face à lui. Ils attrapèrent alors une pie, lui attachèrent deux fioles vide et lui ordonnèrent de ramener l’élixir de vie et de celui de la parole. Quand elle revint, ils en aspergèrent les deux fils et l’arbre qui reprirent vie, forme humaine et retrouvèrent la parole.

La sorcière fut punie et livrée aux corbeaux et ils vécurent longtemps heureux et tous réunis.

L’interprétation

Quelle merveilleuse histoire et en même temps complexe qui nous vient de Russie.

On y trouve des références plus lointaines aux celtes et aux nordiques et plus encore des emprunts à l’Asie ; l’Inde, la Perse et même la Chine.

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On y apprend qu’il nous faut conjuguer l’animus et l’anima et qu’un déséquilibre dans la psyché n’est jamais bon. Autrement dit, nous ne devons pas nous appuyer seulement sur notre pilier masculin mais qu’il nous faut aussi trouver le secret d’un bon usage de notre anima. Or, celui-ci ne se trouve pas uniquement dans un comportement fait de douceurs et une attitude contemplative. Il nous faut également l’éprouver, lui donner de la force, mettre au monde des projets, nous initier, nous confronter au mal. Et pour ce faire, la patience, la capacité à maîtriser ses forces psychiques dans leur globalité, mais aussi le lâcher-prise et la désobéissance (autrement dit la prise de risques) nous sont permises, indispensables et même essentielles.

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Voilà l’enseignement de ce conte que j’ai eu tant de mal à décrypter.

Qui est cette sorcière qui prend place et s’empare de la vie de la princesse ? 

C’est la mauvaise reine, les mauvais penchants, comme Janus, la princesse a deux faces…On ne sait d’où vient cette paysanne doucereuse et hypocrite mais elle est pourtant bien installée dans la place et ne cesse d’exhorter la princesse à enfreindre les règles de son seigneur.

Comme le démon de nos dessins animés… et comme dans de nombreux contes, qui sont aussi des initiations voilées, cette sorcière, qui tient autant de l’ogresse comme Baba Yaga que de l’enchanteresse et de la mort, connait les secrets de la vie.

Title: "Baba Yaga" Meduim: Acrylic on wood Size: 20" x 20" ©Solongo Monkhooroi

Title: « Baba Yaga »
Meduim: Acrylic on wood
Size: 20″ x 20″
©Solongo Monkhooroi

Trop bonne, la princesse qui ne veut plaire à qu’à son Roi et se faire belle (donc avoir des couleurs) et qui ne pense pas à son destin ou ses projets…Du reste a-t-elle tort ? C’est bien au départ dans l’enceinte du château qu’elle demeure… sous la protection des dragons.

 

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Sur le plan symbolique, imaginons-nous dans un ronronnement qui ne nous permet pas de progresser ou qui nous laisse dans un stade infantile (sans enfants) c’est-à-dire sans projets véritablement en gestation et même d’ailleurs sans que nous en soyons véritablement conscientes.

J’entends qu’il est parfois intéressant de se mettre en danger car c’est ainsi que nos projets, notre nouvelle vie ou quelque chose de meilleur va aboutir. Certes, il est douloureux de le faire et en chemin, on verse quelques larmes mais petit à petit, on en vient à trouver de nouvelles règles pour régir notre vie.
Certes, ces dernières peuvent nous mettre en danger mais c’est par elles que qu’il peut arriver ou surgir quelque chose de nouveau.

La voilà cane blanche, animal qui peut voyager dans les 3 éléments : la terre, l’eau et le ciel, autrement qui navigue entre l’inconscient et le conscient pour nourrir la psyché et faire progresser les choses.

La princesse donc aurait un soi malfaisant et un autre qui serait bon… Comment concilier ses deux faces d’une même pièce ? D’un côté proche de la terre, paysanne, de l’autre noble… D’un côté méchante et détentrice de la vie et de la mort, de l’autre voyageuse dans l’inconscient et mère potentielle… C’est aussi l’opposition entre Eve/Lilith, la femme et la sorcière….

Derrière le voile du conte russe, on retrouve des traces anciennes.

La déesse Mère  terrible et toute puissante…
Celle qui a pris la place auprès du roi a une face démoniaque et sombre. Pourtant, cela va forcer la petite cane à voyager et mettre au monde ses créations. Les créations sont des idées, des projets, des réalisations.

 

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Enfanter des idées et des réalisations, être créatrice !

Comment se portent ses projets ?

Deux sont très beaux et insouciants, sûrs d’eux, curieux, impétueux même et un autre petit, efflanqué ; malingre qu’il faut réchauffer et surveiller.

Comme dans la vie, 3 est un chiffre magique, ayant une symbolique commune dans de nombreuses civilisations… (la trinité). C’est le troisième qui sauvera la famille d’une certaine manière. Le trois est le chiffre de la création, de l’unité retrouvée, …la troisième flèche désigne l’élu, l’endroit, le trésor.

C’est donc lui qu’il faut protéger et c’est lui qui veille et qui protège également. On le verra, c’est lui qui sera changé en hêtre blanc, le symbole de la patience, de la confiance et de l’ancestralité mais aussi de l’intercession avec le magique et le savoir ancien.

Les canetons deviennent de beaux canards et là les choses se gâtent :

Les trois se sentent à l’aise dans le château, y reviennent, se changent en petits garçons, s’habillent de caftans brodés. Bref…. ils sont chez eux dans la majesté et la royauté : ce sont des princes.

Les deux premiers deviennent trop confiants même sous la protection des dragons de leur père. Et s’endorment sitôt posés la tête sur l’oreiller. Comme dans de nombreux contes, on cherche à les endormir et ils sont ensorcelés.

Autrement dit, les projets (de belles idées ou réalisations) sont sur les rails, bien menés mais peut-être avec un peu trop d’impétuosité et avec un peu trop d’ambitions : pour le coup, en dépit de conseils et des soins de leur fondatrice, ils vont mal finir… et vont être proprement ensevelis, oubliés, ignorés ou subir des ratages successifs .

La confiance doit être mesurée : un excès de confiance et c’est la mort ou le gel des créations qui tombent entre des mains malintentionnées.

Au contraire, la vigilance, la prudence et même la fuite sont parfois de mise pour sauver ses créations… C’est le cas du dernier projet qui tente de sauver tous les autres…

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Il est petit, malingre, il faut le réchauffer :  il a souvent froid, il a besoin de soins patients. Moyennant quoi, il est hyper vigilant, il prendra la fuite, ce qui lui évitera la mort.

Voilà le cœur de la mère qui se serre et qui s’épanche. La plus dure des épreuves est en route : la mort de ce qu’elle a mis au monde. Tant de soins, tant de privations, tant de difficultés pour faire grandir des rêves, des créations, pour si peu de résultats…

Ces mots résonnent dans le psychisme. Combien de fois ne nous sommes-nous pas bercées d’illusions et avons-nous perdus où laisser dormir des projets ou avons-nous subi des échecs  par excès de confiance… Pourtant nous y avions mis toutes nos ressources ?

Ce que nous conseille le conte c’est de pleurer à chaudes larmes sur cette perte et non pas de nous taire.  Car notre psyché va nous entendre et va nous permettre de guérir de ce mal et cette tristesse.

Oui pleurer sur nous-même est sain. Car cela attire l’attention de notre psyché tout entière qui va se mobiliser  et rassembler toutes nos ressources psychiques pour nous aider.

Voilà donc le moment où notre psyché (le Grand-Duc) s’interroge sur la perte et la disparition de nos créations, qu’elle les recherche activement, qu’elle veut remettre de l’ordre là où règnent le manque, la tristesse, la douleur…

Pour ce faire, il fait un souhait (lui aussi a des dons) et convoque l’arbre magique (le Hêtre) et sa femme (la créativité).

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Juste le temps pour nous de comprendre que la dernière création est en droite file issue du savoir ancien. Cette connaissance et cette vigilance lui venaient donc de très loin, des fées plus précisément…

L’outil magique est la pie qui connait tous les secrets de la vie, de la mort et de la parole. Elle sait où chercher pour redonner vie au projets et créations les fous même s’ils paraissent définitivement endormis. Il suffit de lui demander et de lui faire confiance. Elle reviendra !

La présence de la pie indique qu’il faut savoir user de ses facultés supra sensibles et empathiques, faire appel à son sixième sens et à son intuition mais qu’il ne faut ni en abuser et faire preuve de prudence. Les utiliser avec des initiés ou ses pairs. A cette condition, la prospérité et la félicité sont au bout.

De nombreux niveaux de lectures qui se superposent

On l’a vu, il y a plusieurs niveaux de lecture de ce conte bien plus complexe qu’il n’y parait.

C’est qu’il recouvre sous ses oripeaux russes, plusieurs strates de civilisations.

1. de l’excès de confiance , tu te garderas !

Le premier niveau nous enseigne qu’il ne faut pas (jamais ?) se fier aux apparences. La sagesse populaire disait  : « trop douce et aimable pour être honnête ! » L’excès de confiance est donc sévèrement puni et il faut se méfier dans son entourage de ceux qui par envie et jalousie iront jusqu’à détruire notre vie. La princesse ne devra son salut finalement qu’à la mort de ses fils (de ses projets donc) et aux agissements du benjamin (une idée farfelue ou une réalisation apparemment insignifiante) . Accessoirement, c’est l’alliance du masculin et du féminin qui permettent de sauver les enfants et de leur redonner forme humaine. Autrement dit, deux précautions valent mieux qu’une : allier la force à l’intuition ne peut jamais nuire bien au contraire.

 

2. l’évolution psychique et la progression est la clé !

Dans le second niveau, il y a l’idée qu’on ne peut rester à un seul stade d’évolution et ne pas en bouger. Un jour ou l’autre, il faut progresser, se transformer, aller de l’avant. Et cela passe par la transgression et le dépassement des limites que l’on s’est préalablement définies.  Il nous faut nous mouvoir dans l’autre monde pour pouvoir y ramener des idées nouvelles et les mettre en pratique dans notre vie consciente. Il faut aussi savoir s’aimer soi-même et être compatissant envers soi-même ET parler pour retrouver une partie de son humanité.

3. Aimons chaque partie de nous-même, ombre ou lumière pour accéder à la sagesse

Dans le troisième niveau, il est question de la dualité dans les archétypes féminins, dualité indispensable au surgissement du cosmos (qui signifie ordre). La sorcière/sœur/rivale c’est l’ombre. Notre ombre et nous devons triompher d’elle en en connaissant tous les contours. Nous la canalisons mais nous avons besoin d’elle. Car c’est grâce à elle que nous avons accès à notre archétype le plus ancien : la femme sauvage. Nous avons en nous un savoir ancestral auquel nous pouvons accéder par les savoirs anciens : il nous suffit de retrouver les lettres anciennes (l’Hêtre) et de demander au messager de nous entendre et de nous épauler. Le savoir ancien n’est pas mort, il est endormi et certaines personnes empathiques, sensibles, peuvent nous connecter à ce savoir pourvu que nous sachions nous transcender.

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Comment utiliser ce conte  la cane blanche pour un meilleur équilibre

Le conte nous indique à quelles conditions il nous est permis d’outrepasser les règles ou de dépasser nos propres limites afin que notre psyché rétablisse un meilleur équilibre et transforme notre vie.

Quand l‘anima est incomplète, alors le Soi ne l’est pas non plus.  Cela signifie que l’anima n’est pas assez vigoureuse pour nous permettre d’explorer, de comprendre, de ressentir, d’utiliser certains savoirs ancestraux.

 

 

Pour ce faire, il faut explorer nos faces sombres afin de mieux pouvoir les accepter, les canaliser puis contrer au besoin. C’est grâce à cette initiation que nos réalisations vont pouvoir éclore.

Rencontrer la partie sombre (et démoniaque ?) de nous-même. Nous confronter aussi à nos propres abus contre nous-même. Nous ne voulons pas toujours notre propre bonheur…. En dépit des meilleures intentions du monde… Le but n’est pas toujours de nous grandir mais d’éviter nos obligations. Diable…Ainsi sous couvert de nouvelles règles, il s’agirait en réalité de ne pas être active, responsable… acteur/actrice de sa propre vie ?

Il nous faut donc emprunter un nouveau comportement qui nous permettent de naviguer dans les différentes couches de notre inconscient.
Il y a différents niveaux dans notre conscience. Certains peuvent paraître flamboyants, vigoureux et pourtant se faner puis mourir très rapidement. D’autres qui semblent insignifiants ont au contraire une importance extrême. Ils sont vigilants, inquiets mais sont connectés au savoir ancien. Il faut donc les chérir car ils seront la clé de notre bien-être.

Au final, chacun de ses aspects doivent être aimés, chéris, pardonnés car ils sont des parties de nous-mêmes. Ce conte est aussi une leçon d’acceptation de soi.

Si nous faisons cela et nous nous autorisons à pleurer sur nous-même et sur nos rêves et créations perdus, alors nous pouvons restaurer notre psyché et grandir. Il nous suffit de croire en nous et d’aller puiser dans notre savoir ancestral : la résilience, la croyance en notre propre capacité, la bonne parole pour communiquer.

Les outils psychiques 

Dépassement de ses propres limites, pouvoir créateur, patience, construction et idéalisation, vigilance, compassion et estime de soi, résilience et croyance en notre propre puissance, acceptation de soi, … Voilà les ingrédients de notre transformation réussie.

 

C’est un conte idéal pour les entrepreneurs ou les adeptes du développement personnel. C’est un chemin de vie.  C’est aussi un conte qui nous renseigne sur tous les outils psychiques en notre possession pour nous transformer.

 

Vous voulez en savoir davantage ? Connaître les différents symboles qui ont servi à l’interprétation ? Utiliser le conte dans des séances de coaching ? Contactez-moi  !

 

Marie-Pierre Medouga

Coach  de vie 

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A propos de l’animatrice-formatrice :

Après un travail psychanalytique approfondi  sur elle-même(sophrologie, thérapie de groupe, psychanalyse), des recherches en anthropologie, psychologie sociale, analyse des contes, Marie-Pierre Medouga  a développé cette méthode unique et reconnue par de nombreux professionnels.

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Les 3 plumes des frères Grimm : les vertus du hasard !

Vous venez de faire un psychoportrait symbolique.

Parmi les trois contes proposés, vous avez choisi « les trois plumes ».
Vous êtes probablement une personne qui utilise son intuition pour se déterminer. Pourtant aujourd’hui, vous avez besoin de vous démontrer que vous avez raison d’agir ainsi.

Ce conte est spécialement fait pour vous !

Oui vous !  Les empathiques, les clairvoyants en devenir, ceux qui sentent et ressentent mais ne savent pas s’ils doivent se faire fier à leurs impressions et intuitions.

 

Ce conte est très souvent un conte-charnière. Il éclaire et guide.

Relisez-le tranquillement et étudiez les épisodes phares de votre vie à l’aune de cette histoire.

 

Lire le conte dans son intégralité téléchargez-le

 

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Le résumé :

Un roi a trois fils. Il se sent vieillir et doit trouver ce lui qui sera son successeur. Les deux premiers fils sont intelligents et avisés, le troisième est sot et ne parle guère. Il est surnommé le Béta.

Pour déterminer celui qui lui succèdera, le roi décide de s’en remettre en partie au hasard. Il lance trois plumes en l’air et émet un souhait. Celui qui lui ramènera le plus beau des tapis, alors celui-là sera le roi. Les trois frères doivent suivre la direction des plumes. Celle du sot ne va pas bien loin. Elle tombe juste à ses pieds. Il en est fort désolé mais il trouve une trappe qui le mènera à une étrange cave remplie de grenouilles et de leur reine. Elle lui donnera un tapis richement orné. Ses frères, qui se sont pourtant contentés de dénicher une toile grossière, ne l’entendent pas de cette oreille.

Ils supplient leur père de leur faire subir une seconde épreuve.

Le roi demande alors qu’on lui ramène la plus belle bague. Là encore la plume tombe au pied du sot. Il n’hésite pas une seconde et va demander à la reine des grenouilles qui lui donne la plus belle bague.

Les frères, qui se sont contentés de prendre des anneaux d’un vieux charriot, ne veulent pas accepter la défaite. Alors le Roi, de guerre lasse, demande une troisième épreuve : trouver la plus belle des dames.

Le sot demande à la reine des grenouilles de l’aider.  C’est un peu plus complexe que les deux fois précédentes.

De nouveaux outils sont nécessaires : une carotte évidée et 6 souris. Il lui faut choisir parmi les grenouilles.

Il  en choisit une au hasard et elle se transforme en une magnifique jeune femme dès qu’il la met dans la carotte laquelle se change en carrosse et les souris en chevaux.

Ses frères se sont encore contentés de jeunes paysannes grossières trouvées sur le chemin. Pourtant, cela n’est pas encore suffisant puisqu’ils ne s’avouent toujours pas vaincus.

Harcelé par ses deux premiers fils, le roi demande une ultime épreuve : que la jeune princesse saute au travers d’un cerceau. Les deux paysannes se rompent les jambes, la jeune princesse saute avec grâce. Le jeune sot devient alors Roi et règne avec sagesse pendant de très longues années.

 

le hasard

  • Quand on se sent au bout du rouleau, sans solution, il faut s’en remettre au hasard pour retrouver l’inspiration

 

 

 

Le royaume, entendez les forces psychiques, se meurt. Le roi est trop vieux. Cela signifie que la psyché est fatiguée. II faut qu’elle se régénère. Il manque de la vie nouvelle, de la créativité, de l’inspiration. Quoi de plus normal ? L’élément féminin est absent. Le roi est indécis : comment faire renaître la vie ?  Semble-t-il se demander. En faisant confiance au hasard… Et ce sont les trois petites plumes qui le symbolisent.

Les deux frères, pourtant intelligent, ne savent que pérorer et sont fainéants. Ils ne se donnent pas la peine de trouver les solutions les mieux adaptées… Le cadet est sot. Oui décidément, le roi qui se sent vieillir a bien du souci. Qui va lui succéder ? Il a une idée de génie comme souvent lorsqu’on est acculé et sans issue : le hasard !

Le vent va donc décider du sort des trois princes. Les deux plumes s’en vont au loin. La dernière reste au pied du cadet. Il s’en empare sous les quolibets de ses frères.

Lui, qui a probablement bien souffert de sa réputation de sot, pleure déjà de voir sa plume (sa vie/son âme) rester si près de lui. Il craint d’avoir perdu toutes ses chances.  Mais c’est alors,  qu’il va se faire confiance : il va tout de go ouvrir la porte qui ouvre droit sur les profondeurs. Il aurait pu tricher avec lui-même, se trouver de fausses excuses comme ses frères. Il a préféré garder son intégrité.

 

 

Le lieu magique : la cave.

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Descendre en soi pour affronter ses peurs et trouver le meilleur

 

 

 

 

Humide, froide, pleines de recoins effrayants, la cave n’est pas spontanément l’endroit où on a envie d’aller. C’est le lieu du travail souterrain. C’est là-bas, en soi, que l’on doit affronter ce qui nous a fait peur ou mal. C’est là que l’on doit grandir, c’est-à-dire, séparer le bon grain de l’ivraie.

La cave est en effet un passage obligé pour l’individu à la recherche de lui-même. C’est ici que chacun peut faire la lumière sur son passé et peut affronter ses anciennes terreurs pour les surmonter en trouvant leur origine. Il faut débarrasser la cave de tout ce qui l’encombre, ne garder que ce qui est vraiment utile, car parfois des aspects importants et positifs de la personnalité ont été enfouis dans l’ombre avec le négatif.

Dr. Clarissa Pinkola Estes, dans son livre : «  les femmes qui courent avec les loups », parle souvent de ce travail souterrain que l’on doit faire pour nettoyer sa psyché et se régénérer. Pour aller mieux, il faut descendre en soi.

 

Il en faut du courage pour y descendre ! Et que trouve-t-il ? Des grenouilles. C’est un symbole de métamorphoses psychiques et de de renaissance. L’animal totem qu’il lui faut pour se transformer. Souvent associée à l’eau et au signe de la lune, (le féminin), la grenouille exauce les souhaits : faire pleuvoir, donner des enfants. Depuis des dizaines de milliers d’années, elle est associée à la fécondité, à la sorcellerie : guérison ou charme.

 

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Les outils magiques

 

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Il doit trouver un tapis. Cet outil magique permet de se transporter partout où l’on veut. Le tapis symboliquement, c’est le voyage spirituel en soi (on le fait pour grandir ou s’élever). Bien sûr, grâce aux prêtresses grenouilles, il va en trouver un richement décoré.

Les dessins du tpis, symbolisent le destin, la vie que l’on va tisser et se tracer. Ce qui va nous nourrir et nos conduire.

Cela signifie qu’il a une quête à faire (lire les symboles tissés et les comprendre) et s’en nourrir autant que de besoin pour s’en emprégner et se ressourcer en lui-même.

 

Le voilà roi et sauvé ? Nenni !  Une seconde épreuve l’attend : trouver une bague. Les frères en effet s’opposent à sa victoire.

 

 

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La bague est le symbole de l’alliance, du mariage de toutes ses composantes psychiques, d’engagement envers soi-même et d’amour de soi et de fidélité (à ses valeurs). On embrasse l’anneau ou la bague du roi lorsqu’on est son vassal ou de l’évêque pour lui signifier la soumission. Ici, la bague est le symbole de la quête pour se trouver ou se retrouver. Ici encore, il suit la plume, se prête au jeu et ne tergiverse pas ! Il va droit chez la grenouille puisqu’il connait déjà le chemin.

Autrement dit, il a déjà commencé à apprendre. Il faut parfois retourner réguièrement chez soi, en soi, pour se retrouver et se ressourcer.

Que cela dure dix minutes, un jour ou des semaines, il ne faut pas avoir peur de rester avec soi-même pour faire le tri.

 

Enfin, il peut être roi. Mais les deux frères ne l’entendent pas ainsi.

  • Il lui faut encore trouver la plus belle des promises. Et là encore, il se fie entièrement à son intuition. Il choisit au hasard une grenouille qui se tranprincesse -2sforme en une magnifique jeune femme. Non seulement il s’est doté du féminin (la créativité, la beauté, la fécondité possible, les potentialités…) mais de plus, il s’est aussi équipé d’un carrosse pour aller plus vite et de chevaux : la liberté, la puissance, la magnificence, pour l’atteindre son royaume !

La promise, c’est la fiancée ! La confiance (la fiancée qu’on amène avec soi), celle que l’on chérit et à qui on porte une grande attention. Pour que la transformation ait lieu, il faut qu’il la conduise bel et bien au palais du Roi.  il faut donc lui indiquer la bonne direction. C’est à cette condition que la princesse se change ainsi que tout son attirail.

Voilà notre « faux »sot, et pas si beta, qui remonte de son voyage souterrain. Il a acquis, à présent, tous les outils/atouts pour vivre au mieux sa renaissance.

Il a usé de l’intuition, son arme secrète, et s’est fié à son courage et son âme simple. Car seule une âme simple et authentique peut comprendre la beauté et la magie du destin …Le Soi, la psyché peut à présent remplir son œuvre dans le monde conscient : régner sagement…

Il n’est plus sot : il a su voir, apprendre, voyager, se nourrir, et tout cela en se fiant à son intuition !

Bien sûr, il y a une dernière épreuve et celle-ci ne lui est pas destinée. Il s’agit pour la princesse de sauter aussi légèrement qu’une plume à travers un cerceau… Mais est-ce vraiment difficile pour une ex grenouille ?

De son existence souterraine, elle a gardé souplesse et vigueur. Elle aussi a su attendre son heure et le destin l’a choisie pour devenir femme du prince et future reine. De grenouille, elle devient princesse. Se nourrir de vie et d’intuition, de simplicité (n’obéit-elle pas à la reine sans rechigner) dans les profondeurs est toujours une stratégie payante. C’est donc à elle de jouer sa partition. Elle sait se tenir droite et être bien plus légère qu’on ne le pense. Elle a la grâce. Elle peut donc sauter dans le cerceau.

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Le cercle symbolise la perfection, la protection, le temps, la roue qui tourne, la vie. Selon Jung, il est le symbole du soi.

 

 

 

 

De ce voyage en lui-même, il en est ressorti vivifié et apaisé et bien plus sage qu’auparavant et bien armé pour vivre sa vie en pleine conscience. Le royaume est au complet, les forces psychiques se sont unies et conjuguées.

Autrement dit, lorsqu’on sent que la vie spirituelle s’étiole ou nous quitte, que nos forces psychiques sont mises à l’épreuves, il nous faut descendre en nous-même. Notre inconscient sait comment nous guider. Il nous demande de faire appel à notre intuition et surtout de nous y tenir. Par trois fois, les plumes indiqueront la bonne direction qu’il faut pour trouver la solution au problème qui taraude le vieux roi. Dans un pays qui a abandonné toute rêverie et toute naïveté, redonner toutes ses chances au hasard permet à l’esprit féminin de revenir et d’y apporter sa bienfaisance.

L’intuition ne suffit pas seule, il faut de la vaillance, du courage car descendre au plus profond de soi permet d’en remonter des trésors mais fait risquer de ne plus retrouver son chemin. Il faut avoir une belle âme pour ne pas être effrayée par une grenouille qui parle.

Il faut ensuite avec un goût aventureux pour y retourner par deux fois sans savoir si notre requête va aboutir. Retourner en soi, avec confiance et continuer la quête de transformation.

Notre jeune sot qui n’en était pas un, avait juste besoin de se s’initier à la rencontre avec lui-même…

Ce conte est donc une clé pour comprendre que l’intelligence et la raison ne suffisent pas à revivifier la psyché. Elle a besoin de l’intuition.

Faire confiance au hasard, n’est donc pas une absurdité. Notre esprit qui voit beaucoup de choses n’en restitue qu’une toute petite partie. Souvent en rêves et parfois des bribes de savoirs confus vont nous revenir sous forme de synchronicité.

N’avez-vous jamais fait l’expérience d’obtenir la réponse à l’une de vos questions en ouvrant un livre, la télévision ou la radio ?

Le conte nous parle de s’ouvrir aux signes, à la transformation, de ne pas rechigner à l’introspection pour trouver la solution et puis, in fine, de laisser le hasard décider de la direction à prendre.

Le roi a bien des fois cherché ce lui qui pourra lui succéder entre les trois fils, c’est donc qu’il n’était pas certain des qualités des deux premiers. Sinon, le concours se serait déroulé entre les deux premiers et le conte aurait tourné court.

Autrement dit, l’intuition est là pour corroborer quelque chose. Il ne faut pas se départir totalement de la raison mais elle est insuffisante.

Plus largement, j’ai coutume de dire que ce que nous ignorons ; notre inconscient le sait…

Laissons-lui prendre les rênes de temps à autre.

Ce conte nous rappelle également la bienveillance qu’il nous faut avoir envers nous-même et surtout de faire preuve de patience.
Il en a fallu à ce jeune « sot » pour se défaire de sa mauvaise réputation… dont on l’avait d’ailleurs très injustement affublé.  Le temps de démontrer à trois reprises que se fier à l’intuition, faire bonne figure devant l’imprévu et accueillir simplement les miracles font aussi partie de l’apprentissage.

Et vous, quelle intuition allez-vous suivre aujourd’hui ?

 

Vous désirez en savoir davantage, savoir comment j’applique les psychoportraits symboliques et les contes dans mes séances d’accompagnement ?

 

 

 

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Marie-Pierre Medouga

fondatrice de l’ Institut Psychoportrait symbolique

 

Références : et pour aller plus loin.

Femmes qui courent avec les loups de Clarissa Pinkola Estes

http://lemondeduyoga.org/la-vie-du-yoga/symbolisme-du-cercle/

Illustrations : http://celineriffard.canalblog.com/archives/2014/05/22/29924201.html

Le livre des symboles : Réflexions sur les images archétypales : Taschen

Les frères Grimm : http://touslescontes.com/biblio/recherche.php

Marie-Louise von Franz : l’interprétation des contes de fée – Albin Michel

 

 

 

 

 

 

2016 ? Construisons pas à pas notre bien-être !

Bienvenue dans l’Institut !

Vous avez peut-être entendu parlé des psychoportraits symboliques dans les médias, via la page Facebook : ou le site internet dans lequel figure l’Institut ou directement par la recherche Google.

Si vous êtes venus sur ce site, c’est sans doute parce que vous recherchez des outils, des astuces, des lectures, des conseils pour vous accompagner vers le mieux-être.

Vous souhaitez mieux connaître certains aspects de votre personnalité, en renforcer d’autres et en finir avec le mal-être.

Nous sommes là pour vous aiguiller… et puisqu’on parle de souhaits, c’est le moment d’inscrire les vôtres !

Où ? ici ! Vous avez vu l’emplacement sur la carte de vœux ?  Il est pour vous !

 

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Parce que le bonheur est un acte conscient et que nous qui le construisons chaque jour, pas à pas, instant par instant, en étant éveillé et conscient.

Vous trouverez ici des contes décryptés, des exemples, des idées de formations ou d’ateliers,…

N’hésitez pas à me questionner :  je suis là pour vous accompagner et vous aider.

La méthode des psychoportraits symboliques a presque 30 ans.  Elle a été testée auprès de centaines de personnes.  Beaucoup témoignent des bienfaits et des apports bénéfiques dans leurs réflexions vers le mieux-être.

J’ai mis en place des entretiens par Skype le samedi matin.  Je les réalise également par téléphone mais je me déplace également si vous souhaitez réaliser un Psychoportraits symbolique© en face à face.

J’accompagne également des personnes pour des problématiques particulières.

Comme je fonctionne en réseaux, je peux vous proposer en complément des thérapeutes en sophrologie, art-thérapie ou des conseils en Image.

Certaines de nos formations sont compatibles avec le CPF et je bénéficie de l’agrément de formation.

 

Marie-Pierre Medouga

 

Coach de vie/

Fondatrice de l’Intitut des Psychoportraits symboliques

La femme squelette ou la puissance créatrice de l’amour

Ce conte est-il votre conte de vie, l’avez-vous choisi au cours de la séance de psychoportrait symbolique ? Si oui, vous savez combien il est fondateur. Sinon venez avec nous et partons ensemble. Voyage en pays Inuit.

 

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Ce conte  retrouvé, mis à jour et superbement  expliqué par Clarissa Pinkola Estès me fait toujours le même effet.

Que d’interprétations dans ce conte puissant. Et  que de résonnances.
On peut y voir une sorte de belle et la bête à l’envers d’une certaine manière…

Elle a commis une faute et son père la punit. Seul celui qui saura l’approcher, la pêcher et la regarder vraiment, avec les yeux du cœur, celui alors pourra lui permettre de renaître.
Cependant, comme dans tous les contes, il y a plusieurs niveaux de lecture….
Ces derniers correspondent chacun à notre degré d’évolution et notre cheminement dans la vie et la conscience.

Retrouvez le conte dans son intégralité ici : http://www.egostracisme.com/conte2.htm

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Le pouvoir créateur de l’amour
Le pouvoir de la femme, sa force et sa féminité restés intactes, son pouvoir créateur est rappelé ici avec force.
La force de l’amour et sa nécessaire patience pour démêler, désenchevêtrer les fils et l’implication de chacun dans le miracle de l’amour :l’acceptation du laid, du douloureux  de l’effrayant et la compassion, c’est aussi le prix de l’amour.
La peur et ses méfaits mais aussi ses bienfaits… C’est bien parce qu’il a
peur que le pêcheur va vouloir retrouver la protection de son foyer et qu’il
va y emmener, bien malgré lui, la femme squelette.
L’amour, puisqu’il leur faut bien être deux pour cette aventure… y est conté sans fards et avec toute sa réalité. Le conte nous fait cheminer à travers tous les états et les types d’amour :
La pêche, un acte d’amour filial, destinée à la famille, au clan. C’est la solidarité et l’entraide qui prédomine pour permettre à la collectivité de survivre.  Un sentiment qui se change en un acte fraternel : soulager l’autre  et le regarder avec les yeux de la compassion.  Souffrir avec… et seulement parce qu’on a pu faire preuve de cet acte altruiste, on finit par aimer véritablement et voilà l’éros  qui pointe son nez.
Aimer et désirer l’autre. La patience et la tendresse qui finissent par le guider pour démêler les fils enchevêtrés dans les os de la femme et la vêtir.
La tendresse et le manque d’amour et ce petit rien de mystérieux et d’impalpable qui le feront pleurer dans son sommeil. Le fabuleux pouvoir des larmes. Rédemptrices, elles
viennent abreuver la femme squelette qui peut alors entreprendre son travail de guérison et de renaissance.
Le conte nous parle des étapes de l’amour, la fuite, le jeu de cache-cache, la vérité nue et sans fards parfois laide qu’il nous faut entrevoir puis regarder clairement en face car le véritable amour n’a pas besoin d’artifices. Aimer l’autre, tel qu’il est. Sans le changer. Quel exercice délicieux et périlleux ! Dépasser la phase de l’aveuglement et aimer profondément ce qui n’est ni beau, ni aimable.

Le bienheureux silence qu’il faut ensuite accepter de laisser croître pour que l’amour puisse faire son travail.
Etre acceptée, s’accepter, s’incarner. La confiance dans l’inconscience : il dort et pourtant, son cœur bat dans les mains d’une autre… et sert de tambour pour accompagner le chant créateur.
C’est  donc l’histoire de la fabuleuse puissance de l’amour, cette formidable énergie créatrice.
On a trouvé le trésor qu’il nous fallait mais il faut l’engagement des deux et surtout faire face et triompher de la difficulté (ferrer la prise), la souffrance (la pêcher), la peur (ouvrir les yeux sur la véritable nature de cette prise), le déni (la fuite), la résignation (faire face et démêler), la confiance (s’endormir en paix), la compassion (pleurer), le lâcher prise (se
laisser faire), le chant/la joie (créer, se recréer).  toutes les étapes du va et vient de l’amour. Un amour qui se
nourrira de la précédente vie sous-marine, …Un amour fait de flux et de reflux… mais un amour véritable.

 

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L’acceptation de nous-même : se pardonner et se reconnaître.
Au second niveau de compréhension, le conte nous parle de nous –même et de l’acceptation entière de ce que nous sommes. L’amour que nous devons nous accorder.
Accepter sa part d’injustice, de folie, accepter de trainer ses vieux
squelettes qui nous font si peur et les confronter à la réalité…
Les regarder, les dévisager, sans peur, sans répulsion mais avec compassion et amour.
Accepter le malheur qui nous a accablé un jour, c’est aussi le premier pas vers la guérison.
Qu’avons-nous exilé si loin, jeté si brutalement ou enfoui si profondément ? Qu’avons-nous expulsé de si grave, si fort qu’aujourd’hui encore, cela  ressemble à un squelette hideux sans yeux et menaçant ? De quoi avons-nous si peur ? Qu’avons-nous fait de si terrible ? Quel mal nous sommes-nous faits ?
Tendre la main à ce qui nous fait peur ou ce qui nous fait si mal qu’on ne veut ni le nommer, ni le voir est chose difficile.

Et comme nous l’avons enfoui si loin, si profondément, nous ne pouvons qu’être  terriblement effrayés, presqu’aux portes de la folie et de la mort lorsque nous nous rendons enfin compte et que cela remonte à la surface.
Il nous faut pourtant les hisser, les regarder, les chérir même, ces souvenirs et en tout cas, les traiter dignement.
Quand cela remonte à la conscience, c’est que nous sortons d’un profond déni.  Dénouer, patiemment l’écheveau et pleurer sur nous –même est nécessaire. Ce n’est qu’à partir de cet instant unique  que nous redevenons pleinement humains.
Avec cette larme versée, c’est toute une musique qui entraîne à nouveau le cœur…et qui nous reconstruit peu à peu…Cette musique, c’est celle de la vie retrouvée.
Nous retrouvons les sensations puisque nous possédons à nouveau de la chair qui nous vête.
Nous sortons de la cécité car nous avons à nouveau des yeux. Ils sont à leur place, et avec ces derniers, nous pouvons voir…. Et par conséquent,  retrouver le désir….
Puisque c’est de la vue que nait le désir. Ce n’est pas simplement l’acte physique de voir au sens mécanique du terme dont il s’agit mais une vue  symbolique tout droit issue de l’expression magique : « je te vois » qui signifie  « je te reconnais, je t’accepte car je sais qui tu es ».
Nous sortons enfin de la profonde torpeur  (dépression ?) dans laquelle nous étions restés longtemps.
Les épreuves traversées nous ont nourris et continueront à nous alimenter et nous faire évoluer.

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Et le troisième niveau ?

Comprendre au-delà des mots
Voir ce qui n’est pas visible, entendre ce qui n‘est pas audible, sentir ce qui n’est pas palpable…
Ce conte nous invite à voir par-delà les apparences et comprendre les signes que l’Univers a déposés sur notre chemin. Poser les bonnes questions et puis lâcher prise. La réponse arrivera bien. En finir avec nos résistances et accepter que l’inexplicable
s’exprime.

Laisser la vie trouver son chemin.  Ainsi le pêcheur sait qu’il a fait une prise exceptionnelle qui va changer sa vie. Ainsi la femme squelette continue d’avoir faim sans chair et vie et n’a pas perdu l‘espoir d’être repêchée.
La mort n’est pas une fin de toute vie mais celle d’une séquence d’existence. La fin d’une chose n’est pas notre anéantissement mais le début d’une autre séquence.
Et il faut accepter de laisser mourir et de faire face pour
trouver ce que nous ne pensions jamais trouver, faute de mots et/ou de définitions.
En finir avec les certitudes et accepter qu’on ne peut pas toujours en avoir et qu’elles freinent notre évolution. Et chanter pour renaître et nous transformer, autrement dit accueillir la vie avec reconnaissance.

Dans un monde en mouvement perpétuel, il nous faut apprendre à nous faire confiance. Et trouver seuls nos outils, nos armes pour grandir et évoluer.

Sentir, ressentir, regarder, puis cultiver le lâcher-prise. Accepter de faire le chemin vers ce qu’on ne connait pas avec comme seules armes (mais quel arsenal !) la ténacité, la patience, l’amour et la compassion.

Ce conte nous met face à nos incertitudes, nos vaines croyances et nos peurs.
Il nous décrit aussi la vie comme un passage, une initiation qui conduit à d’autres rivages, d’autres surfaces.

Il nous faut apprendre à creuser des passages, à laisser émerger ce qui est inexprimable mais qui surgit cependant.

C’est un conte d’initiations et de transformations. Pour apprendre à trouver les outils et les aides pour le Voyage. Le grand Voyage, celui que l’on fait à l’intérieur de soi.

 

la femme squelette

 

 

 

 

 

 

Marie-Pierre Medouga

Coach de vie

 

remerciements pour les illustrations tirées de http://www.horites.com/Altern_FL-_Femme_squelette.html

 

 

Hansel et Gretel : rompre la spirale de la dépendance !

 

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Je parle souvent de dépendances  qu’elles soient affectives ou autre. En réalité d’ailleurs, je pense qu’elles sont le plus souvent de nature affective. Les contes savent, de manière symbolique, nous donner des pistes pour les éradiquer. Une sagesse venue de la nuit des temps !
C’est que l’être humain, depuis qu’il a compris qu’il doit mourir et vivre  ensuite une séquence dont il ignore tout des tenants et des aboutissants, s’est tourné vers les dépendances pour remplir ce vide existentiel et ses failles. Une profonde angoisse qui s’amplifie encore dans la vie de ceux qui n’ont pas bénéficié de bienveillance de la part de leurs parents. Elle génère de la dépendance et celle-ci règne sur nos vies. L’amour, le sexe, le travail, l’alcool, le jeu, la drogue, la violence, autant de dépendances majeures qui nous empêchent d’être parfaitement nous-mêmes.

On ne peut pas toujours les éradiquer, on peut tout au plus les juguler et faire preuve d’amour et de bienveillance à notre égard.

Se pardonner en quelque sorte…

Voilà un exemple d’absence de bienveillance parentale qui mène à une expérience de vie majeure. Une maltraitance familiale entraine une dépendance au sucre qui elle-même mène à des aventures extraordinaires …

 

 

Lire le conte dans son intégralité :

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Hansel et Gretel : rompre la spirale de la famine

 

Un père et la marâtre poussés par la faim veulent abandonner leurs deux enfants. Ceux-ci l’ayant su, déjouent le plan la première fois en retrouvant leur chemin grâce à des petits cailloux. La seconde fois, les miettes de pain sont mangées. Ils suivent un oiseau qui les conduit à une maison de sucreries. Elle appartient à une sorcière. Elle emprisonne les enfants pour les dévorer mais finalement Gretel la précipitera dans le four. Les enfants rentreront chargés de pierres précieuses pour retrouver leur père. Un canard s’offrira pour les faire traverser et ils l’utiliseront chacun leur tour. Entre-temps la marâtre est décédée.

Pour rompre la spirale de la famine (dépendance affective, psychique physique) il faut souvent aller de l’avant.

La dépendance est comme une marâtre qui veut notre mort même sous couvert de sollicitude ou de bon sens. Elle se cache et il est difficile de la débusquer.

 

Les petits cailloux nous montrent que ces dépendances ont souvent une origine transgénérationnelle puisque ces derniers symbolisent souvent les défunts. Des failles héritées des défunts auxquels nous sommes restés loyaux ou des conceptions erronées et mortifères, des angoisses existentielles jamais résolues dans notre famille, avec notre fratrie et qui font irruption dans notre vie de couple ou notre travail nous conduisent souvent à des dépendances avérées. Il suffit d’un fait déclenchant (un examen raté, un deuil,  une rupture, un déménagement, un sentiment d’échec,…) et nous voilà entrainés dans la spirale.

On est forcé(e) le plus souvent (et la vie use de subterfuges pour nous y obliger) de sortir du bois pour affronter nos peurs (les ogres).

Et là, il ne suffit pas de trouver le bon moment pour le faire, il faut aussi avoir le courage de les tuer.

 

Faire grandir son animus et jouer de l’épée

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Les contes ne s’embarrassent pas de précautions inutiles : quand une chose est mauvaise, il faut l’éliminer parce que notre psychisme a besoin de faire de la place et d’aller mieux!

En l’occurrence les précipiter dans le feu, ce qui signifie se purifier. Cela ne peut être fait sans faire preuve d’astuce et de leurre.

C’est bien parce que c’est l’anima, autrement dit le principe féminin qui est aux commandes que c’est à la sœur de jouer son rôle.

Contre le mauvais anima (celui de la sorcière), il faut opposer celui de Gretel fait de compassion, d’astuces et de détermination.

Autrement dit, il faut arriver à trouver la force de se tromper soi-même, de trouver des subterfuges pour s’aider. Aiguiser notre propre épée de justice et la mettre en action

Elle doit tromper le mauvais anima  et doit faire grandir son animus qui n’est pas encore assez fort (son frère).

Le doigt n’est pas assez gras… évidemment, il faut nous tromper nous même ! C’est un os qui fait l’affaire… Puisque nous n’en avons jamais assez : de manger,  de boire, de prendre des substances toxiques, de travailler, de nous dévorer, de nous faire du mal.

Dans la vie aussi, nous avons besoin de subterfuges pour nous remplir sans risques et tromper cette faim sans fin comme ces ogres que nous sommes devenus.

Le jour vient où il nous faut agir : l’ogre va nous tuer. Nous allons finir par réellement nous détruire.

 

Se purifier par le feu 

 

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Nos larmes ont été inutiles, sinon pour nous faire prendre conscience de notre dépendance. Nos prières n’ont eu d’effet salutaire que celui de nous faire demander de l’aide à l’extérieur.

Le sursaut doit venir de nous. Faire périr la sorcière dans le feu et se sauver à toutes jambes.

Bien des contes soulignent cette nécessité de trancher dans nos malheurs avec une apparente dureté. Le sauvetage nécessite de rassembler toutes nos forces et de faire preuve de courage.

 

En filigrane, l’indispensable bienveillance et l’amour que nous devons avoir pour nous-mêmes.

Si nous réussissons à le faire, le Graal est à nous, plus de trésors que nous ne pouvons en emmener, car la fin de la dépendance, c’est la liberté retrouvée et la richesse.

 

Remporter le graal et finir à bon port 

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Il faut en effet  beaucoup d’amour, trouver de l’aide et savoir repérer le bon véhicule pour le ménager: celui qui saura nous conduire à bon port.

Ici c’est un canard aussi à l’aise sur l’eau que dans l’air ou sur terre, c’est-à-dire avec les éléments et les niveaux de conscience de l’être.

Autrement dit il est le parfait véhicule pour nous permettre de nous sortir d’affaire et nous transformer. Encore faut-il ne pas en abuser et prendre le temps de passer chaque étape.

 

Ne pas charger la barque autrement dit se méfier de l’arrogance et anticiper les récidives

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Ménager sa monture est l’expression exacte. Assimiler chaque apprentissage et chaque succès pour mieux remporter la victoire ultime sur la dépendance.

Beaucoup de luttes échouent parce que l’on fait preuve d’arrogance vis à nos de ses dépendances.

L’alcool, le tabac, le travail, le sexe quand ils se transforment en dépendances sont plus forts que vous. Toujours. Ils répondent à des lacunes, à des failles. On ne peut pas toujours les combler.

Encore faut-il donc reconnaître humblement notre faiblesse et de ne pas nous tenter de manière inconsidérée ou trop charger la barque !

A cette condition, il nous est possible de rentrer chez nous, enfin d’être heureux, c’est à dire d’acquérir sagesse et sérénité.

Le conte nous dit que nous vivons alors « dans une joie perpétuelle », ce qui signifie que nous savons retrouver le chemin pour aller éradiquer à nouveau la dépendance qui nous nuit, le cas échéant.

Comme toujours, la bienveillance, l’amour (la plus puissante des énergies qui existe au monde), le courage sont nos atouts et nos outils magiques pour remporter la victoire.

 

Illustration d’héloise Wilkin – 1954

 

illustration d'héloise Wilkin - 1954

illustration d’héloise Wilkin – 1954

 

 

 

 

 

 

 

Marie-Pierre Medouga
Coach de vie

 

 

Les références:

Un grand merci à http://www.les-mondes-de-gwenn.fr/2012/11/18/hansel-et-gretel/

Sources : Contes de Grimm, Hatier, 1990

Retrouvez le décryptage d’autres contes :  ici

Vous voulez  trouver votre conte de vie ou expérimentez les psychoportraits symboliques ?  Contactez moi sur ici : portrait-chinois@mp-c.eu

Revue de presse sur l’activité autour du coaching ou des psychoportraits symboliques

les psychoportraits - contes

la fée dessin de Na! pour Marie-Pierre Medouga

Les citations dans les médias :

 

 

 

 

 

Carrière : Senior et mûr pour l’indépendance?

Portrait d’une coach/formatrice, fondatrice d’une méthode : (cliquez sur le titre) :Tepaseul 

tepaseulN°1 Photo page de couv

 

 

 

 

 

L’écoute active : le Blog Pour l’Emploi

Développement personnel : Découvrir son psychoportrait symbolique et se révéler 

Action commerciale : s’améliorer en écoutant ses vendeurs 

Economie : MP Medouga invente de la méthode des psychoportraits symboliques 

L’eau de vie pour se régénérer ? C’est vital !

 

psychoportraits et psychoprofils

nénuphars

 

 

 

 

 

 

Le résumé :

Un roi se meurt. Il lui faut l’eau de jouvence ou l’eau de vie. Il a trois fils. L’ainé part à la recherche de l’eau de vie mais il répond impoliment  à un nain et est conduit dans une impasse. Le second  suit le même chemin. Le troisième lui répond et recueille tous les renseignements pour entrer dans le château et recueillir l’eau de jouvence. Il délivre également une princesse qui lui fait la promesse de l’épouser dans un an, du pain qui ne n’épuise jamais et une épée magique. Il demande au nain de relâcher ses frères et tous rentrent. Les frères volent l’eau de jouvence et la remplacent par de l’eau salée. Le roi condamne son fils benjamin à mourir mais un serviteur le sauve. Les frères vont rechercher la princesse au bout d’un an mais elle a mis au point un subterfuge avec une route en or. Le benjamin seul trouvera le bon chemin pour aller jusqu’à elle. Les frères disparaitront.

 

Lire le conte dans son intégralité : http://touslescontes.com/biblio/conte.php?iDconte=25

Il arrive que tout aille mal. Vraiment mal. On est exsangue, sans forces vives, au bout du rouleau. Dans notre vie professionnelle ou vie amoureuse, voire dans chacun des registres de notre existence. Il est vital de changer de vie, de se renouveler sous peine de mourir. Il faut lutter contre des dépendances néfastes, des attitudes profondément autodestructrices, un mal-être persistant et chronique. Mais comment faire ? 

 

Vous venez de choisir ce conte parmi les trois que je vous ai proposés. Il a résonné en vous. il raisonne à présent : autrement dit, il vient éclairer votre problématique. Parce que cette quête est universelle, j’ai choisi de la raconter en utilisant la première personne du pluriel. Nous avons tous été, au moins une fois, confrontés à la quête du changement et du renouveau.

Un conte compilé par les frères Grimm vient nous éclairer sur notre démarche. Comment l’initier? A quel prix? Sur quelles ressources faut-il nous appuyer? quels sont nos outils ? Et nos atouts ?

Voilà quelques-unes des leçons tirées de ce conte,  à lire et relire.

Pour changer, le troisième essai est souvent le bon !

Dans un premier temps, c’est l’arrogance qui prime. Après tout, nous ne sommes pas encore prêts à admettre à quel point notre situation est grave. Nous ne sommes pas dans la coopération, ni dans l’écoute de nous-même. C’est un tort et notre première tentative va se solder par un échec et une impasse.
Confrontés à des questionnements de base sur la nature de notre malaise, nous ne répondons même pas.

Cette première tentative rend encore plus vitale cette quête de renouveau.  Il faut changer mais l’ampleur de la tâche soit nous rend encore plus arrogants, soit nous rend orgueilleux. Admettre que nous ne savons pas quelle direction prendre est bien trop difficile!

Alors c’est un second échec.
Nous ne savons pas accepter l’idée que nous avons besoin d’aide.

Cet orgueil nous rend incapable de répondre correctement à l’aide qui se profile par le biais du nain. Et pour cause, aveuglés par notre mal-être, nous ne le voyons même pas !

Voilà une situation très fréquente dans les cas de dépression mais aussi de harcèlement ou tout simplement quand on se fait violence.

Faute de considérer le problème dans sa globalité et de voir toutes les opportunités, même les plus improbables ; de tester toutes les configurations, nous ne pouvons trouver le chemin. Tout ceci nous conduit dans des impasses. Cela peut être des conduites addictives, des colères injustifiées, de la maltraitance, contre nous-mêmes ou les autres.
Nous n’arrivons pas être en connexion avec nous-mêmes, nous ne sommes ni dans la coopération, ni dans la collaboration et c’est pourquoi, c’est encore un échec cuisant.

Il nous faut pourtant nous résoudre à tenter quelque chose d’inédit car l’issue risque de nous être fatale. Sans doute il y a t-il eu des acccidents provoqués inconsciemment ou non, des somatisations. Il faut changer d’attitude pour nous renouveler. Plus d’échappatoire.

 

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La troisième tentative sera la bonne (comme souvent).
Elle possède toutes les caractéristiques du succès:

Elle nous oblige à nous mettre à l’écoute de nous-même; à faire preuve d’empathie et de douceur envers nous-même.

Faire enfin amende honorable envers nous même, faire preuve d’amour et de confiance en nous même et en l’autre.
Voilà pourquoi, cette fois-ci, le nain est audible et visible.
C’est le déclencheur des forces inconscientes : il nous révèle à nous même. il nous donne l’occasion de demander de l’aide pour remettre de l’ordre en nous-même. Ce nain représente notre propre capacité à nous transformer et à faire émerger nos capacités créatrices inconscientes.

Le nain révèle les forces insoupçonnées qui sont en nous et les clés que nous possédons pour nous tirer d’affaire.

Les clés 

L’audace : donner à manger aux lions et savoir les rassasier.

Le lion en nous c’est la quête de justice et d’idéal, c’est aussi le prédateur : il juge et doit faire place nette. Il faut veiller à le nourrir pour qu’il ne nous dévore pas. Il faut s’aimer et prendre soin de soi.

Du réseau et un sésame : une baguette pour frapper les trois coups qui appellent le changement et apportent de nouvelles opportunités

Savoir se relier à soi et les autres (proches, amis, connaissances) et s’ouvrir afin qu’ils coopèrent avec nous, qu’ils puissent nous ouvrir des portes. Cela peut d’agir d’un mentor, d’un ami, d’une thérapie, d’une action salvatrice…

Le bon timing :

Toutes les heures ne se valent pas ! Il faut savoir doser ses efforts, se réveiller au bon moment,  faire ce qui doit être fait (avant minuit) autrement dit avant qu’il ne soit trop tard. Les moments de transformation sont rares, il faut saisir sa chance, quitte à perdre un peu de soi (ici un petit bout du talon) autrement dit foncer!

La présence du nain induit la collaboration entre toutes nos forces psychiques. Il est vain pour faire surgir le renouveau de ne s’appuyer que sur notre cerveau gauche… L’intuition et la raison sont intimement liées. Collaborer avec toutes les forces vives en soi et à l’extérieur signifie d’être à l’affut et à l’écoute de ses émotions, et celles des autres…Il s’agit de voir et d’entendre véritablement.

Comme le nain au travail dans sa forge et qui porte sur le monde un regard critique et ironique, il nous faut faire un examen critique et détaché de nous-même puis de nous colleter à nos émotions et d’y ajouter l’intuition.

Le conte nous indique quels sont les bons leviers de la réussite.

 

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Les leviers du bon retour sur soi

Il faut savoir faire allégeance : prendre les anneaux aux doigts des princes endormis.

L’anneau est un signe de loyauté et de soumission, le conte nous rappelle que se trouver  suppose une grande humilité et la reconnaissance des efforts réalisés. L’estime de soi est importante.

L’autre clé, c’est le partage !

Prendre du pain qui rassasie indéfiniment et une épée qui vainc sans périr!

Le pain qui rassasie, c’est la nourriture vitale de l’estime:  les encouragements et l’amour de soi-même.

L’épée c’est la justice. nous sommes souvent incroyablement durs envers nous-même, bien plus que l’extérieur.

Il faut ensuite partager et mettre tout ceci à contribution, ainsi le jeune prince cadet prête main-forte à d’autres rois en détresse.


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Se défendre de nos propres pulsions autodestructrices 

Pas de renouveau sans une véritable quête de soi-même. Il nous faut donc collaborer avec nous-même : nous aimer, utiliser toutes nos forces vives et partager.

Il faut aussi nous méfier de nos forces obscures, nos propres tendances à l’autodestruction. Ne pas les laisser nous atteindre, ne pas leur faciliter la tâche.

Le conte nous indique aussi que nous sommes très souvent nos pires ennemis. Nous devons faire amende honorable envers nous-même, être justes, loyaux, fermes et reconnaitre nos erreurs.

Il s’agit d’être de bons gouvernants de nous même.

Si nous avons laissé les forces autodestructrices nous atteindre, qu’importe!  Les subterfuges existent pour nous accompagner et nous sortir de l’ornière.

Une partie de notre vie s’est rétablie (nous avons bu l’eau de vie) mais nous ne l’avons pas acceptée ou nous sommes encore en lutte contre nous-même. Notre transformation est donc incomplète.

Ici encore, changer les vêtements signifie se transformer. Cette étape est cruciale car il ne s’agit pas seulement d’accepter avec humilité de changer de rôle, mais également de faire sienne les règles de la frugalité et de la discipline. Il s’agit de se concentrer sur soi, rester dans les bois (la forêt symbolise l’inconscient) et travailler en silence à sa véritable renaissance.

 

symbole de la sérénitéLa quête du renouveau et du mieux-être, un travail de longue haleine

Le changement profond, le renouveau  suppose donc de changer d’état : on échange les rôles (passer de prince à serviteur), on fait vœu de silence (confidentialité), on accepte des périodes de transformations douloureuses  (de prince à captif puis à ermite) et que le temps fasse son œuvre pour pérenniser les choses (un an).

La route en or est très emblématique du chemin à parcourir… Est-on plus attentif au but? Ou à ce que nous semble être des illusions? Quels sont les menaces qui peuvent nous détourner de notre but? Avons-nous bien conscience de notre objectif? Sommes-nous concentrés et mobilisés autour de notre transformation?

Ici, la route pavée d’or conduit vers la fiancée, la confiance en soi et en quelque sorte le Graal : la victoire sur soi-même.  Un peu de précipitation sur la fin est bien utile pour éviter le piège des illusions.

En résumé, le chemin vers le changement pour sortir d’un état mortifère est plein d’embûches!  Cependant, les outils, les indications, les astuces sont là. Il nous faut allier l’écoute, l’empathie, la compassion, le courage, la force et la détermination nous enseigne le conte. Et un ingrédient indispensable, l’amour de soi-même!

Une leçon qui nous vient de la nuit des temps.

 

En savoir davantage sur ce conte, faire son psychoportrait symbolique, utiliser la méthode ?

portrait-chinois@mp-c.eu

 

Marie-Pierre Medouga

Coach de vie

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Trouver la fiancée en soi… et se faire confiance : Le Petit Poucet, l’as des as !

 

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« Lorsque les Dieux veulent nous faire des farces ou nous torturer, ils exaucent nos vœux…disaient les sages de la Grèce antique ».
Lorsque la providence veut nous mettre à l’épreuve, elle répond à un souhait et voit ce que nous allons en faire…
Les deux versions[1] diffèrent profondément… en apparence….

Vous venez d’effectuer le psychoportrait symbolique. Parmi les trois contes que je vous ai proposés, vous avez choisi le Petit Poucet. Deux contes pour une seule leçon de vie. Et si c’était votre conte?

Grimm : Un homme et une femme veulent un enfant et le septième mois la femme accouche d’un enfant d’un pouce. Il aide son père à travailler et deux hommes l’achètent. Il se sauve et dénonce des voleurs qui vont chez le curé. Tom Pouce dort dans la paille, s’endort et se fait avaler par la vache qui se met à parler. Le curé fait tuer la vache la croyant ensorcelée. Un loup mange le reste de la vache et va chez les parents de Tom Pouce. Il mange trop et est coincé ; le père tue le loup, l’ouvre et retrouve son enfant.

Perrault : Un bûcheron et une bûcheronne ont sept enfants dont un grand d’un pouce. Une année de sécheresse, le couple veut se défaire des enfants ; le petit Poucet laisse traîner des cailloux blancs et les enfants retrouvent leur chemin. La seconde fois, le petit Poucet laisse des miettes de pains mais les oiseaux les mangent. Les enfants sont perdus dans la forêt et trouvent un maison où demeure un ogre, sa femme et leurs sept filles. L’ogre veut manger les garçons et va dans la chambre pour les égorger mais le petit Poucet a interchangé les bonnets des garçons et les couronnes de filles si bien que l’ogre égorge ses filles. Il part à la recherche des garçons avec des bottes de sept lieux que le petit Poucet emprunte pour aller voler à l’ogre et sa femme leur or et leur argent. Mais on dit aussi que le petit Poucet grâce aux bottes de sept lieux a servi le roi comme courrier et est devenu à son aise.

Que nous disent ces deux versions d’une même histoire?

Il manque un projet innovant, quelque chose a été tué, ou se meurt, il y a un deuil à faire, une transformation à mener…. Et la vie doit renaître. Mais comment et sous quelle forme? Et comment la faire surgir ?

Ce qui renaît doit s’appuyer sur la volonté, la connaissance, l’astuce, l’amour bien sûr et ma foi un brin de vigilance . Ne dit-on pas que le pouce est le doigt de Vénus et le maître de la main autrement dit de la dextérité?

Dans les deux contes, c’est bien parce qu’il ne dort pas et peut se faufiler partout que notre Poucet  fait des prouesses.  Et la mort, il la côtoie depuis sa naissance, dans le conte de Grimm, et très vite dans le conte de Perrault.

Dans le conte de Grimm, c’est un voyage périlleux, où la mort apparaît à chaque tournant de chemin, dans lequel le Petit Poucet oscille entre l’abondance et la misère. La transformation se fera encore une fois dans le ventre du loup au sein duquel il va séjourner. L’estomac de la vache (la rumination) et du loup (doublement enveloppé comme dans l’utérus) lui apportent ce temps de maturation dont il a manqué dans le ventre de sa mère. Autrement dit, il termine de grandir.

La preuve qu’il aura changé : il lui faut de nouveaux vêtements car ces derniers symbolisent la transformation. Sans doute a-t-il changé lui aussi aux yeux de ses parents. Il n’est plus une charge mais le souhait enfin accepté et intégré à la réalité. Tout coïncide enfin.

Dans le conte de Perrault, c’est bien parce qu’il aperçoit la mort (le deuil, les séparations), voire même qu’il en a triomphé par sa naissance, qu’il fera, au cours de sa marche initiatique, la rencontre avec des défunts qui le ramènent chez lui (les cailloux blancs).

Mais le chemin réalisé est incomplet. Cette fois-ci, le pain nourrit des âmes qui ne le conduisent pas chez lui mais vers l’ogre : il doit se coltiner à bien plus fort que lui.

La colère, l’avidité, le mal absolu, le cannibalisme, la pédophilie, le crime, la maltraitance, la sauvagerie, la perversité… autant de personnifications de l’ogre.

Voilà comment on pourrait interpréter les éléments survenus au cours d’une vie en ne regardant que ses aspects extérieurs.

Toutefois les ogres concernent aussi la vie psychique et plus particulièrement ce qui a découlé des agressions extérieures.  Les conséquences qu’il nous faut gérer. La dépression, cet autre ogre, la dépendance, une ogresse que rien ne satisfait, ces colères énormes  contre soi que rien ne vient satisfaire sauf les addictions qui conduisent à la vraie mort, physique;  le chagrin, profond et dévastateur, un ogre silencieux qui brûle tout sur son passage,… Les ogres avides que rien ne rassasie sont fort nombreux dans notre vie psychique.

Comme toujours, il faut tromper la colère : user de subterfuges, lui donner à manger par petite doses une autre nourriture différente et en quelque sorte, plus nutritive.De l’écoute, de l’attention, de l’amour afin qu’elle s’en nourrisse et vous laisse enfin tranquille. L’ogre mangera ses propres filles…

Il est permis de prendre des bottes de 7 lieues pour se sauver cette fois-ci. Plus loin et plus fort et se trouver d’autres défis pour parachever la transformation.

Quand le psychisme est atteint, tout est (presque ) bon pour le sauver mais attention aux vœux que l’on formule. Pour remporter la bataille contre les forces cannibales et délétères qui nous rongent, c’est avec de la volonté, de l’amour et de la confiance (la fiancée en soi) que l’on trouve la puissance et la force de gagner.  Comme toujours un brin de sagesse, de l’écoute, de nombreux subterfuges et de la patience (on essaie et on recommence trois fois! ), permettent de trouver la (bonne) voie.

Le doigt de vénus, maître de la main, symbole de la dextérité est là ! Gare ! il ne nous laissera pas tranquille tant que nous n’aurons pas triomphé !

l'ogre - gravure Gustave Doré extrait des Contes de Charles Perrault -

l’ogre – gravure Gustave Doré
extrait des Contes de Charles Perrault –

Pour en savoir davantage sur le Petit  Poucet, et la manière d’ouvrir son livre de  contes: Contactez-moi

 

Marie-Pierre Medouga

Coach de vie
Source : touslescontes.com.

[1] www.touslescontes.com

 

Chausser les bottes du chat pour affronter les difficultés!

 

chausser les bottes

 

 

 

 

 

 

 

 Tableau de Pierrette Ricaud - les Bottes 

 

C’est à Giovanni Francesco Straparola  littéralement Jean le babilleur ou le »Jacteur », écrivain  franco-italien de la renaissance que l’on doit l’une des première éditions de ce conte. Il l’aurait incorporée à un recueil d’histoires, dénommé « les nuits facétieuses ». Des récits allant du grivois au fantastique que l’on lisait aux alentours de 1508[1].

Une étrange histoire que celle du Chat Botté dont les véritables racines remonteraient à une époque bien plus ancienne, la période indo-européenne.

Un récit initiatique dit-on parfois.

Or, n’est-ce pas ce que représente le conte ? Une histoire pour grandir comme le dirait encore Jacques Salomé. Des histoires pour traverser la vie et aller plus loin dans la compréhension du monde… ou de soi-même.

Charles Perrault (1628- 1703), s’empara de ce conte, qu’il inclut dans son ouvrage, les contes de ma Mère l’Oye. Il connut aussitôt un vif succès qui ne s’est pas démenti.

C’est l’un des rares contes de Perrault que j’aime inclure dans mes analyses car cet auteur sent encore trop son gentilhomme du 18ème (pour plagier Robert Merle). Ses contes sont en effet autant de saynètes qui dénoncent, à l’instar de Jean de la Fontaine, les méfaits de son époque. Tant qu’on en oublierait ses précieux enseignements issus de la nuit des temps.

 

Il met en scène, un chat dont la moindre des qualités est le sens de la stratégie et son propriétaire, un jeune homme si démuni qu’il en est réduit à lui faire confiance pour assurer sa fortune.

http://clpav.fr/lecture-chat-botte.htm.

 

On devrait toujours faire confiance au génie du Chat et se fier à sa sagacité!

C’est à dire à son indépendance et son courage, son sens de la stratégie et de la patience. Qui mieux que ce félin sait faire des tours pour attraper sa proie. Et il faut aussi un éclair de génie pour s’en remettre à un animal alors que tout semble perdu.  Ce conte nous enseigne à rechercher profondément en nous–même, la petite étincelle de malice et d’énergie qui va rallumer la mèche!

Alors qui est vraiment ce chat malin à qui nous devons faire confiance ?

Est-il sans morale ? Est-il sans justice ? Non ! Il a le sens de l’opportunité, il sait déjouer les pièges mais pour la bonne cause! Celle de son Maître qui est là pour restaurer l’équilibre! Sur les campagnes, règne un Ogre qui a l’air de terroriser tout le royaume.

Il y a péril en la demeure ! Il faudra bien de l’astuce pour le maîtriser.

Le félin représente notre capacité à nous sortir de bien des difficultés. Ne dit-on pas qu’il a 9 vies ? Gardien,  divinité (Bastet), symbole de la fécondité et de l’amour maternel mais aussi un Djinn malfaisant  ou non, ou l’animal maléfique par excellence du moyen âge, le chat a des interprétations contradictoires.

Sachez tout de même qu’on considère chez les bouddhistes qu’il aurait la sagesse suprême…Avec le chat comme allié, on affronte les difficultés avec patience et espérance parce que tout plan nécessite une stratégie bien pensée.

Il faudra bien des mois au fils du meunier pour arriver à rencontrer le Roi et plaire à la princesse. Mais il y réussira en trois coups , frappés par le chat! Et là pas de faux-pas ! La force qu’il aura insufflée permettra au fils du meunier de jouer son rôle et sa partition pour devenir un digne héritier royal cette fois-ci.

Rien de tel qu’un chat chaussé de bottes pour désamorcer les grandes colères qui nous dévastent, les défaites qui nous rongent, les malheurs qui nous terrassent. Il le fera avec astuce, malice et sagesse mais il sera au rendez-vous ! A condition bien sûr que la cause soit juste. Un chat, c’est donc ce qu’il nous faut pour retrouver l’équilibre!

 

Pour connaître l’intégralité de l’interprétation de ce conte, savoir comment repérer et amadouer le chat, faire votre psycho-portrait symbolique et savoir s’il représente le conte de votre vie ou de votre entreprise, contactez-moi !

 

 

imagesillustration chat_botté- université montpellier

 

 

 

 

 

 

Marie-Pierre Medouga

Coach de vie

 

[1] Wikipédia